• Une nouvelle passée inaperçu dans notre région : cet été la compagnie "European Gas Limited", détentrice de "notre permis" dit de Gardanne, a changé son nom pour devenir la "Française de l'Energie".  Un changement de nom destinée surtout à gommer une image anglo-saxonne/australienne trop marqué par la fracturation et autres techniques destructrices.

    Ce changement de peinture de sa façade s'accompagne d'un nouveau site internet sur lequel défilent les beaux paysages de France et ou il est beaucoup question de "développement durable" et de préoccupations environnementales ....

    Exit EGL, bonjour la "Française de l'Energie"

    Un article de l'Usine Nouvelle fait parler son directeur Julien Moulin qui fait part de sa volonté d'étendre ses activités (actuellement principalement en Lorraine)  dans la France entière, parlant de la création de 300 emplois. En passant il se dit frustré de la lenteur de la délivrance des permis par les ministères  ;-)     IL est vrai que la demande de prolongation du permis de Gardanne attend dans les cartons ministériels depuis 2011.

    Ne nous croyons pas pour autant à l'abri , le site de Gardanne est mentionné, certes à la marge, mais on peut y lire ceci :

    Gardanne

    Après avoir effectué des travaux de compilation d’informations et les premières analyses géologiques des données obtenues, la Française de l’Energie est actuellement en attente du renouvellement de ses permis par l’administration pour effectuer des études et recherches supplémentaires. Lieu d’exploitation d’anciennes mines, la région de Gardanne est très prometteuse et pourrait permettre de mettre à jour des ressources importantes.

    Le CVGG reste mobilisé et attend la "Française de l'Energie" de pied ferme et avec 5 années supplémentaires d'expérience militante .....

     


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  • l'article ci-dessous, publié par le journal "Reporterre" est le résultat de la consultation des collectifs de France qui s'occupent plus spécifiquement de permis de "charbon". Le CVGG y a contribué ...

    le lien vers l'article original : http://www.reporterre.net/Vous-n-aimez-pas-le-gaz-de-schiste

    Vous n’aimez pas le gaz de schiste ? Vous n’allez pas aimer le gaz de couche

     

    Collectifs conte l’exploration des gaz de couche

     

    samedi 14 février 2015

     

    L’entreprise EGL explore le sous-sol français à la recherche de gaz de couche, les citoyens se mobilisent. L’opacité qui entoure ces activités technologiques, la pollution des nappes phréatiques et de l’air attachée à cette industrie et les émissions dans l’atmosphère de méthane - puissant gaz à effet de serre - sont autant de facteurs d’alerte pour les opposants à ces projets.


     

    Situation en Lorraine

    EGL est titulaire de trois permis : Bleue Lorraine, Bleue Lorraine Nord et Bleue Lorraine Sud. Seul le premier a donné lieu à autorisation de forages, sur quatre sites ; les forages ont déjà démarré à Tritteling (depuis mars 2013) et à Pontpierre, deux autres sont prévus à Loupershouse et Freybouse. Un quatrième permis (dit des Trois-Evêchés) est en demande par la même société.

    Sur le forage de Tritteling, la foreuse est restée en place 350 jours au lieu des 35 à 45 jours prévus, une première panne qui a duré trois semaines (oct/nov 2013), a généré le passage de centaines de citernes par le village, (convoyage « d’eaux industrielles »), la seconde (9 sept 2014, durée d’une semaine) a donné lieu à « infos communales » de trois lignes. Aucune information sur les pannes du 17 octobre (une semaine) et du 1er décembre (quelques jours).

    Situation dans le Jura

    EGL a basé sa demande sur les recherches faites dans les années 1950. Des forages ont alors été effectués, permettant de trouver des couches imperméables de ... 1 mètre d’épaisseur ! Du reste, à l’époque et avec les moyens existants, il y a systématiquement eu de l’eau dans le gaz !

    Depuis 2007, EGL est titulaire du permis dit de « Lons-le-Saunier » pour de la recherche de gaz en couche de charbon. La compagnie a demandé une prolongation pour cinq ans sur la moitié de la surface initiale. Nous sommes donc toujours dans l’attente d’une décision définitive...

    Situation à Gardanne

    Le premier PERH est clos mais une demande de renouvellement a été faite, actuellement en cours d’instruction. Aucun travail sur le terrain n’a été entrepris au cours de la période du premier permis de recherche. Donc aucun forage en cours.

    Les habitants de Gardanne et du Pays d’Aix sont très inquiets car l’ex-bassin minier est devenu le terrain de jeu et d’expérimentation des multinationales : incinérateur biomasse, gaz de charbon… et boues rouges. Ils sont inquiets pour leur environnement et leur santé.

    Situation dans le Nord/Pas-de-Calais

    La société Gazonor détient deux permis de recherche. Cette société exploite déjà le gaz de mine sur sa concession historique. Gazonor affiche ses objectifs : étendre la concession aux deux permis pour exploiter le gaz de couche, gaz qui alimenterait de petites unités de production d’électricité réparties sur tout ce territoire.

    La société EGL réalisera les deux forages d’exploration déjà autorisés à Avion et Divion. La société EGL a pourtant largement montré en Lorraine son incapacité à obtenir des résultats et son opacité en termes de gestion des incidents et accidents, sur le forage de Tritteling.

    Aussi, nous refusons de voir EGL venir jouer à l’apprenti-sorcier dans notre région où la géologie lui est moins favorable qu’en Lorraine (couches de charbon beaucoup plus fines, terrains très plissés...) et où l’exploitation du charbon a déjà laissé des cicatrices indélébiles.

    Nous ne comprenons pas le soutien de nombreux élus locaux à cette exploitation polluante et nous affirmons notre opposition aux conclusions de la mission régionale qui - après un simulacre de concertation - préconise la relance de l’activité gazière, notamment sous prétexte de créations importantes d’emplois.

    Stop à l’ébriété énergétique !

    L’extraction du gaz de couche ne sera, même en cas de succès, que de courte durée ; il est du devoir de tous les citoyens et de leur gouvernement de développer des solutions à long terme, évitant la catastrophe du changement climatique qui nous concerne déjà tous, et, de ne pas céder aux lobbies pétroliers pour qui ne comptent que les profits immédiats.

    En novembre 2014, le dernier rapport du GIEC (groupe d’experts indépendants sur le climat) était plus alarmant encore que le précédent, avec des prévisions de dépassement des 2°C de réchauffement de la planète en 25 ans si nous continuons dans cette voie d’ébriété énergétique.

    Les phénomènes extrêmes et violents sont déjà perceptibles : inondations dans le sud de la France, montées des eaux, ouragans violents qui se succèdent sur la planète.

    Les scientifiques s’accordent sur le fait qu’il faudrait laisser sous terre deux tiers des hydrocarbures déjà connus ; l’heure n’est donc plus à forer pour en découvrir d’autres.

    Les collectifs réaffirment donc leur opposition à ces forages de recherches sur le gaz de couche.

    Ni ici ni ailleurs, ni aujourd’hui ni demain.


    SIGNATAIRES :

    Collectif Houille-ouille-ouille 59/62 (59-62), Collectif gazhouille 62 (62), Collectif « stop gaz de schiste 39 » (39), Collectif stop gaz d’hydrocarbures de Lorraine et d’Alsace (54-57-67-68), Collectifs Hautes Cévennes et Auzonnet, Céze et Ganière (30), CVGG (collectif vigilance gaz de GARDANNE PAYS D’AIX), (13), Collectif Causse Méjean - Gaz de Schiste NON ! (48), Les Dindons de la Farce (France), Collectif Stop au Gaz de Schiste Anduze (30), Collectifs Isérois Stop GHRM (38), Collectif du Grand Valentinois (26), Collectif 07 Stop au Gaz et Huile de Schiste collectif CAMISGAZ « permis plaine d’Alès » (30), Collectif « Non gaz de schiste » Florac (48), Collectif Hainaut 59( 59), Collectif Citoyen du Narbonnais Non Gaz et Pétrole de Schiste (11), Collectif gaz de schiste Non merci - Clapiers (34), Collectif de Campagnan St Pargoite
    (34), Collectif Garrigue Vaunage (30), Collectif montpellier littoral contre les gaz et huile de schiste (34), Collectif du minervois non au gaz de schiste (11), Collectif Gignac et Environs (34), Collectifs Montpeyroux, Arboras, Aniane (34), Collectif citoyen de Pézenas, Castelnau de Guers (34), Collectif du Céressou (34), Collectif stop gaz de schiste 69 (69), Collectif biterrois non au GHDS (34), Collectif 91 Non au Gaz et huile (pétrole),de schiste (91), Collectif des Taupes Enervées (France), Collectif Orb-Jaur non au gaz de schiste (34), Collectif viganais contre le GHdS (30), Collectif citoyen Non aux gaz et pétrole de schiste Ile-de-France Collectif Touche pas à mon schiste (07), Collectif du Pays-Fertois « ni ici, ni ailleurs » (77), No FiBS (No Frackig in Balcombe Society), (Grande Bretagne), Fundacja Strefa Zieleni (Green Zone Foundation), (Pologne), Collectif Non au pétrole de schiste Bocage gâtinais (89 77 45), Collectif de valgorge (07), Collectif ALDEAH (France/Amérique latine), collectif Piémont cévenol (30)

     


    Lire aussi : L’opposition au gaz de couche se lève dans le nord de la France

     


    Source : Courriel à Reporterre des Collectifs du Nord-Pas-de-Calais, Lorraine-Alsace, Jura et Gardanne contre l’exploration des gaz de couche. Voir Stop Gaz de schiste.

    Photos :
    . Manif : Basta Gaz Alès
    . Puits : Stop gaz schiste


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  • L'instruction de la "demande exceptionnelle de prolongation"   de notre permis, déposée par EGL en Novembre 2012 dure depuis un (trop ?) long moment. Nous verrons bien, si Madame Royal repondra à notre courrier .....  

      Gardanne, le 22 Aout 2014

    Madame la Ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie 

    Grande Arche
    Tour Pascal A et B
    92055 Paris-La-Défense Cedex 

     

     

     

    Concerne : permis de recherches d’hydrocarbures dit « de Gardanne »

    Objet : instruction de la demande de prolongation ; demande de mise à jour site du BEPH

     

     

     

                Madame la Ministre,

     

    Notre collectif s’oppose depuis sa création au permis d’exploration d’hydrocarbures non conventionnels, dit « permis de Gardanne »N 575.

    Malheureusement, notre combat citoyen ne se mène pas à armes égales face à la compagnie EGL et à l’administration française.

    Vous trouverez ci-jointe une note d’intention précisant la situation à l’été 2014. Nous tenons à votre disposition une note plus circonstanciée qui relate les faits depuis le premier permis en 2004.

    La population locale ainsi que la totalité des élus du territoire, et notamment la Communauté du Pays d’Aix à l’unanimité et le Conseil régional se sont opposés à ses recherches et ont voté des motions dans ce sens.

    Vous ne pouvez pas ne tenir compte de ces convictions institutionnelles et citoyennes.

     

    Nous vous remercions par avance de

    1.      communiquer au grand public les raisons et les termes de la demande de prolongation exceptionnelle de seconde phase, formulée en novembre 2012.

    2.      ne pas faire durer inutilement cette instruction de demande exceptionnelle (21 mois déjà !) et de bien vouloir la refuser tout simplement, à défaut de ne pas pouvoir abroger le permis déjà accordé.

     

    Nous comptons sur votre solidarité avec les populations locales et les élus du Pays d’Aix-en-Provence.

    Nous sommes convaincus que vous êtes attachée à la démocratie et à la transparence des actes de la vie française, et, dans cette attente et avec cet espoir, veuillez agréer, Madame la Ministre, l’assurance de nos plus respectueuses salutations.

    Rémy Carrodano, président

    Pour le CVGG

     

       Collectif de Vigilance Gaz de Gardanne et Pays d’Aix  (CVGG)         

                                                        16, les campagnes du Pesquier     13120 Gardanne

                       Association loi 1901  sous-préfecture Aix en Provence - RNA W 131007711 - http://cvgg.over-blog.com/

    Note d’intention 

    Gaz de charbon /Permis dit  de Gardanne  EGL

    Préambule

    Cette note concerne le permis d’exploration d’hydrocarbures dit permis « de Gardanne » N 575   (Gardanne et 20 communes environnantes, dont Aix-en-Provence)

    Un besoin d’éclaircissement et de transparence

    Notre collectif s’oppose depuis sa création au permis d’exploration d’hydrocarbures non conventionnels, dit « permis de Gardanne »N 575 , actuellement en possession de la compagnie EGL.

    Premièrement : nous n’avons jamais pu obtenir la communication du dossier de demande initial de « notre » permis de recherches malgré un avis favorable de la CADA en 2012. La DREAL PACA s’est toujours muré dans un silence complet suite à nos demandes par lettre recommandée.

    Secondement : Le BEPH ne tient pas  à jour son site recensant tous les permis de France. Ainsi, et contrairement aux promesses d’une ministre précédente, la lettre de demande de prolongation exceptionnelle de la seconde phase, demandée en novembre 2012, ne figure toujours pas sur la carte du site du BEPH. 

    Il est écrit  pourtant: « Chaque fiche sera complétée et fiabilisée au fur et à mesure de l’avancement de la numérisation des dossiers et actualisée en fonction de l’instruction des projets. Au 7 juin 2012, 80% des données disponibles sont en ligne. La totalité des données sera disponible dans les tous prochains jours. Lorsque le permis fait l’objet d’une demande de prolongation, la lettre de demande sera disponible puis l’arrêté de prolongation le sera également. »

    Or, à ce jour aucune mise à jour a été faite, et ce depuis juin 2012.

    Troisièmement : Nous sommes très étonné du délai d’instruction anormalement long de cette demande de prolongation (datant de Novembre 2012 !)  à moins que votre silence au bout de 15 mois écoulés vaille rejet de celle-ci ?

    Une opposition politique institutionnelle et citoyenne

    La population locale ainsi que la totalité des élus du territoire, et notamment la Communauté du Pays d’Aix à l’unanimité et le Conseil Régional se sont opposés à ses recherches et ont voté des motions dans ce sens. Vous ne pouvez pas ne tenir compte de ces convictions institutionnelles et citoyennes.

    Nos préconisations

    1.      La compagnie EGL doit assumer son inactivité sur le terrain et doit se contenter d’une demande de troisième et dernière phase, avec une surface réduite de moitié. Ce permis dit « de Gardanne » a été délivré en 2004 et représente depuis dix ans une véritable épée de Damoclès  sur un territoire fragile, fortement urbanisé avec des rares espaces naturels à conserver et une nappe phréatique d’une taille et pureté unique en PACA.

    2.      Le diligentement rapide de cette inspection de demande exceptionnelle déposé depuis 21 mois

    3.      Le rejet pur et simple de cette demande d’exploration, à défaut de ne pas pouvoir abroger le permis déjà accordé.

    4.      La communication  au grand public, comme le stipule loi, des raisons et des termes de la demande de prolongation exceptionnelle de seconde phase, formulée en novembre 2012.

    Rémy Carrodano, président

    Pour le CVGG

     

     


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  • Le député François-Michel Lambert vient de poser la question écrite ci-dessous au gouvernement. Elle a été publié au Journal Officiel le 1 juillet 2014. Notre collectif attend avec impatience la réponse  .....

    La question est également accessible directement sur le site de l'Assemblée Nationale , par ici :   http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-58479QE.htm

     

    14ème législature

    Question N° : 58479 de M. François-Michel Lambert ( Écologiste - Bouches-du-Rhône ) Question écrite
    Ministère interrogé > Écologie, développement durable et énergie Ministère attributaire > Écologie, développement durable et énergie
    Rubrique > énergie et carburants Tête d'analyse > gaz Analyse > gaz de charbon. Gardanne. permis d'exploitation. perspectives
    Question publiée au JO le : 01/07/2014 page : 5396

    Texte de la question

    M. François-Michel Lambert interroge Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur la demande de prorogation du permis d'exploration de gaz de charbon, dit « permis de Gardanne », par la société australienne EGL. Ce permis couvre 365 km² et 19 communes. Le Gouvernement dans la future loi de transition énergétique vise à diviser par deux la consommation d'énergie d'ici 2050, diminuer de 30 % la consommation d'énergies fossiles et réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030. Or on sait en effet que le méthane est un gaz dont la capacité à créer un effet de serre est vingt-six fois plus forte que celle du CO2. Il serait donc suicidaire de se lancer dans l'exploitation des gaz de charbon et gaz de schiste qui dégage énormément de méthane. Cependant la prolongation du permis Gaz de Gardanne est toujours en cours d'instruction. Il lui demande si elle envisage d'abroger le permis et de rendre public toutes les informations concernant l'instruction de ce permis, notamment à travers la mise à jour du site internet du ministère.

    Texte de la réponse


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  • EGL a juré dans son courrier au gouvernement en date du 13.09.2011     que la compagnie n'emploierait pas la technique de la fracturation (interdite par la loi Jacob) sur ses sites en France.

    Or, nous avons retrouvé un article datant de 2008 qui indique bien le contraire ! Seulement voilà, entre-temps les français sont devenus "allergiques"  à cette technique. Il faut donc cacher cette évidence.

    La phrase intéressante extraite de l'article est celle-ci :


     

    « Nous utilisons des techniques de forage horizontales et de fracturation », explique la géologue Virginie Poirier. « Celles-ci consistent à faire craquer la couche de charbon pour libérer le gaz et permettre la migration du méthane vers la surface », précise-t-elle.

     

    Rien de surprenant pour nous, car en Australie, terre d'origine de EGL, c'est ainsi que la plupart des puits  sont traités.

    Notre collectif oeuvre pour l'abrogation du permis dit "de Gardanne". Nous tenons là un argument concret et supplémentaire. EGL ne passera pas !

     

     

    L'article complet pour information :

     

     

    http://lasemainenumerique.fr/net/lasemaine.fr/nsf/bg.nsf/w2/30072008111054PTICSD.htm

    exploration

    vendredi 1er août 2008 08:00 par MV

       Folschviller

     

    un derrick à Folschviller.

    Jusqu'à la fin du mois d'août, une société australienne effectue des forages à Folschviller. Objectif, creuser un réseau souterrain pour permettre d'aspirer le gaz méthane emprisonné dans les veines de Folschviller. Un formidable potentiel qui a d'autant plus de valeur en cette période de crise énergétique.

     

    Une ambiance de film américain, une atmosphère de prospection pétrolière. 31 personnes présentes sur le chantier et pas moins de quatre nationalités différentes pour les entreprises travaillant sur le site de Folschviller. Autant de spécialités pour un équipement particulièrement pointu. Les trépans forent le sous-sol jusqu'à 1 500 m. Prévue jusqu'à la fin août, la prospection a comme objectif de forer, dans les différentes veines de charbon le réseau, afin de récupérer le méthane emprisonné dans le sous-sol.

    « Il existe des micro fractures dans le gisement, c'est par là que le gaz s'échappe », explique Edmond Frache, le manager des opérations forage pour EGL. Un physique de baroudeur pour cet ancien des HBL reconverti dans les explorations du sous-sol. Il est l'un des spécialistes en France des forages particulièrement délicats. Celui a qui l'on fait appel en cas de chantier dans les profondeurs. Et celui de Folschviller est d'autant plus sensible qu'il correspond à une enveloppe financière conséquente. «  Le coût journalier varie de 20 000 à 45 000 euros. » La déclinaison d'un projet d'exploration qui a mobilisé un investissement de 45 millions d'euros. A sa tête, une société australienne (European Gas Limited) qui effectue ces explorations pour exploiter un gisement potentiel évalué à 28 milliards de m3. « Le gaz de charbon fait actuellement l'objet de toutes les attentions à travers le monde. Il existe cependant un seul projet similaire à celui de Folschviller, il est situé près d'Edimbourg. »

    Diebling abandonné
    Dressé en bordure du terrain de football de Folschviller, le puits foré par la Société de maintenance pétrolière de Château-Renard descend pour soutirer aux veines de charbon leur combustible gazeux. « Nous utilisons des techniques de forage horizontales et de fracturation », explique la géologue Virginie Poirier. « Celles-ci consistent à faire craquer la couche de charbon pour libérer le gaz et permettre la migration du méthane vers la surface », précise-t-elle. « Actuellement, nous évaluons les potentialités du puits avant de le mettre en exploitation », ajoute Edmond Frache. « Les résultats définitifs devraient être connus à la fin de l'année », estime-t-il. A savoir, connaître clairement le potentiel d'exploitation du site.

    EGL a par ailleurs effectué d'autres explorations à Diebling près de Sarreguemines. Là, c'est visiblement une mauvaise surprise qui les a attendus. « Nous avons arrêté car nous avons observé des failles importantes. » Conséquence, l'eau présente dans la nappe phréatique du grès vosgien est quasiment aspirée directement dans le puits. « Nous pourrons pomper l'eau durant des années avant de voir sortir du gaz ! », s'amuse Edmond Frache.

    production à la fin de l'année ?
    Les techniciens d'EGL, qui ont déjà plus de 20 ans d'expérience dans la production de gaz d'origine charbonnière, estiment qu'une tonne de charbon libère entre 3 et 31 m3 de méthane. Pompé et "nettoyé", celui de Folschviller pourra être brûlé pour produire de l'électricité ou de la chaleur avec des rendements allant de 40 à 70%.

    Déshumidifié et pressurisé, il pourra également être injecté dans un pipeline pour être vendu à des industriels. Peut-être sur la plate-forme chimique de Saint-Avold et ses différents équipements lourds. «  Nous espérons mettre le site en production d'ici à la fin de l'année », indique Alan Flavelle, directeur exécutif d'EGL en soulignant que l'exploitation du grisou prémunit les populations des fuites, potentiellement explosives, du méthane par des failles.

    Parallèlement à son forage de Folschviller, EGL établit une cartographie précise des gisements pour estimer la quantité de gaz exploitable dans la concession de 988 km2 accordée par la Drire.Le groupe développera ensuite la production et la vente de gaz minier dans l'ensemble du bassin minier mosellan. Le démarchage commercial des clients sera calqué sur la nature et la localisation des gisements, expliquent les responsables d'EGL. « Nous pourrons mettre en place de 150 à 180 puits sur toute la concession concédée à EGL », espère Edmond Frache. Un chiffre qui reflète tous les espoirs mis dans ce projet.

     


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  • Il nous semble utile de clarifier les termes, car dans notre lutte contre l'exploitation du gaz de charbon dans le bassin de Gardanne nous entendons souvent  des arguments légèrement "faussés". Merci à Brigitte Apothéloz pour sa contribution.

     

    Un petit cours sur les 3 gaz et les 4 charbons …


     On parle du :


    1.      gaz de charbon :  ce sont des poches de grisou ou méthane, donc de gaz emprisonné dans de la roche dure qu’il faut fracturer pour le récupérer. Parfois, des compagnies comme EGL prétendent que la roche est suffisamment poreuse pour que le gaz de charbon « vienne » tout seul. C’est rarement le cas et en général on finit toujours par utiliser le fracking pour sortir tout le gaz.

    2.      gaz de houille : Le gaz de houille est un gaz manufacturé, produit lors de la transformation de la houille en coke. Le coke est obtenu par pyrolyse de la houille dans un four à l'abri de l'air dans des fours regroupés en batteries dans une usine appelée cokerie. Ce procédé a longtemps été très polluant et l'est encore dans les pays en développement. En Europe, il ne subsiste que quelques cokeries dont les émissions, sous-produits et déchets sont contrôlés. Le gaz de houille fut utilisé comme gaz d'éclairage jusqu'à la fin du xixe siècle, époque à laquelle il fut détrôné par l'électricité, et plus généralement comme gaz de ville, jusqu'en 1950, époque où il fut remplacé par le gaz naturel.

    3.      gaz de mine : gaz de mine est le grisou qui s'échappe naturellement des anciens puits de charbon et qui doit à tout prix être récupéré sous peine d'avoir un effet néfaste en tant que gaz  à effet de serre. (C’est le méthane-grisou qui continue à être produit par les veines de charbon) Gardanne n'est pas concerné, contrairement au Nord ou certains puits de Lorraine. Ici les veines sont du lignite, alors qu’en Lorraine c’est de la houille, un charbon de qualité supérieure et en forte teneur en grisou, le nom que les mineurs donnent au méthane.


    Après la fermeture d’une mine, l’arrêt des exhaures (pompage de l’eau d’infiltration) entraîne l’ennoyage d’une mine. Problème : le charbon continue de dégager des gaz qui sont mis sous pression par la montée en eaux, avec le risque de fuite à travers les puits ou les fractures naturelles du terrain. Comment maîtriser ce risque lié au gaz de mine ? Réponses avec cette méthodologie par le BRGM. Une fois la mine fermée, le charbon ne s’arrête pas pour autant de « vivre ». Il dégage du méthane, qui est alors emprisonné dans les vides miniers par la montée des eaux issues de l’ennoyage naturel. Il s’ensuit un phénomène de surpression bien connu dans les différents bassins houillers, mais qui peut se révéler dangereux en provoquant des "chasses de gaz de mine" vers la surface. La maîtrise du risque lié au gaz de mine est capitale pour des raisons de sécurité, du fait de la nature hautement inflammable du méthane. Une méthodologie a donc été développée par l’exploitant de l’époque.  Lire la suite de l’article du Brgm

     

    Beaucoup de personnes ont  tendance à mélanger les 3 termes. Il est important qu’on  utilise les bons termes pour parler de choses aussi importantes et… différentes. Pour éviter non seulement les confusions mais surtout les dérapages politiques et idéologiques.  

     Donc si le gaz fuit dans une mine fermée après sa fermeture et son ennoyage, on parlera de gaz de mine ; il s’échappe naturellement.

    Si on transforme du coke en gaz, on parlera de gaz de houille puisque c’est du gaz fabriqué par l’homme à partir de houille.

    Le gaz de charbon est lui -toujours ce même gaz appelé grisou ou méthane- mais emprisonné dans de la roche dure qu’il faut fracturer pour le récolter.

     

    Il est très malin politiquement de mélanger les 3 termes. Les gaz de houille  parlent plus  aux anciens mineurs qui se souviennent des éclairages au gaz de houille et le gaz de mine est la hantise du mineur pour ses coups de grisou ; donc lui aussi son extraction est vécue positivement. Dans un pays minier, il est essentiel de donner le bon mot au gaz. 

    Le charbon est de plusieurs variétés. Le charbon est une roche sédimentaire exploitée en tant que combustible et formée à partir de la dégradation partielle de la matière organique des végétaux. ll existe de nombreuses variétés de charbon, que l'on distingue selon plusieurs critères dont les principaux sont :

    ·        l'humidité

    ·        la teneur en matières minérales non combustibles (cendres)

    ·        le pouvoir calorifique,

    ·        l'inflammabilité, liée à la teneur en matières volatiles.

     

      image003  

    Le meilleur charbon est l’anthracite et le plus mauvais la tourbe, juste avant c’est lignite (charbon du bassin minier de Provence)

     


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  • Communiqué de presse du « Collectif de Vigilance Gaz de Gardanne – Pays d’Aix »

     

     

    Permis « de Gardanne »  -  la prolongation a été demandée !

     

     

     

    Nous venons d’apprendre par le bulletin du BEPH (Bureau exploration-production d’hydrocarbures, http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-publications-et-les.html) que les sociétés australiennes EGL/Heritage ont demandé la prolongation du permis d’exploration et de recherche d’hydrocarbures, dit « permis de Gardanne » pour une nouvelle et ultime période de 3 ans.

    Fait extrêmement rare et inhabituel, cette demande concerne le même périmètre qu’auparavant, c'est-à-dire une surface de 365 km2. Habituellement chaque demande de prolongation doit diminuer la surface demandée de moitié !

     

    Le CVGG attend avec impatience la justification d’EGL à ce sujet, ainsi que la publication du texte de la lettre de demande sur le site du ministère de l’écologie et du développement durable. Celui-ci n’a pas été mis  à jour à la date de notre communiqué.

    ( http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Permis-de-recherche-carte-des-.html )

     

    A ce sujet nous demandons  à Madame la Ministre  la plus grande transparence.

     

    Par ailleurs, le courrier de notre collectif, adressé aux Ministres Batho et Moscovici, en date du     12 novembre 2012, demandant de ne pas donner suite à toute demande de prolongation, n’a reçu aucune réponse à ce jour.

     

    ****************

     

     

    Le CVGG demande solennellement aux maires des communes concernées de se joindre à son combat pour le non-renouvellement du permis.

     

    Le Pays d’Aix et de Gardanne ne pourra pas supporter les conséquences environnementales et sociales de forages d’hydrocarbures !

     

    L’urgence de la transition énergétique impose de tourner la page des énergies fossiles dont la poursuite de leur exploitation serait la promesse d’un désastre planétaire.

     

    Faisons de la sobriété, de l’efficacité et des énergies renouvelables une priorité !

     

    Donnons l’exemple à notre niveau local et disons « non » à l’exploitation des gaz de charbon !

     

    Pour le CVGG,

    son président Rémy Carrodano

     

     

    pour tout contact : Achim Gertz, secrétaire du CVGG

    tel 0669721106  - abgertz@wanadoo.fr

     

    ce communiqué à été repris par La Provence du 11.01.2013

     

    provence 1101130001



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  • Michel Boyer, Maire de Simiane vient d'adresser le courrier ci-dessous à Mme Joissains,  présidente de la CPA.

    Cette lettre est en tout point exemplaire et notre collectif partage les inquiétudes et interrogations de M Boyer.

    Nous aimerions que beaucoup d'autres Maires de la CPA  partagent et soutiennent cette position au lieu de se refugier dans un silence suspect.

    "Notre" permis n'est pas abrogé, faites le savoir et interrogez vos élus !

     

    lettre-Boyer0001.JPG


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  • Conformément à la loi du 13 Juillet 2011 les compagnies ont adressé leurs rapports aux ministères pour expliquer leurs techniques employées. Comme le gouvernement s'y était engagé, ces rapports ont été publié aujourd'hui.

     

    Par ce lien l'ensemble des permis :  http://www.developpement-durable.gouv.fr/Mise-en-oeuvre-de-la-loi-2011-835.html

     

    Et ici le rapport de EGL concernant "note"  permis dit de Gardanne.

    http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/575.pdf

     

    Pour résumer les dix pages : EGL n'a pas employé la fracturation dans la phase exploratoire (encore heureux) et compte utiliser uniquement des techniques "propres" (vaguement décrites) dans l'intérêt des populations locales et de la France ....

     

    Nous reviendrons prochainement pour une analyse de notre part .


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  •   l'arreté délivrant la prolongation du permis de recherche de Gardanne:

     

    JORF n°0114 du 19 mai 2010 page 9214
    texte n° 6


    ARRETE
    Arrêté du 9 avril 2010 relatif à la prolongation du permis exclusif de recherches de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux dit « Permis de gaz de Gardanne » aux sociétés Heritage Petroleum Plc et European Gas Limited, conjointes et solidaires

    NOR: DEVE1012212A



    Par arrêté du ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, en date du 9 avril 2010, la validité du permis exclusif de recherches de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux dit « Permis de gaz de Gardanne » est prolongée jusqu'au 25 novembre 2012 sur une surface réduite de 365 kilomètres carrés, portant sur partie du département des Bouches-du-Rhône.
    Conformément à l'extrait de carte au 1/200 000 annexé au présent arrêté (1), le périmètre de ce permis est constitué par les arcs de méridiens et de parallèles joignant les sommets définis ci-après par leurs coordonnées géographiques en grades, le méridien origine étant celui de Paris.


    SOMMETS

    LONGITUDE GRADE EST

    LATITUDE GRADE NORD

    1

    3,30

    48,30

    2

    3,40

    48,30

    3

    3,40

    48,40

    4

    3,60

    48,40

    5

    3,60

    48,20

    6

    3,30

    48,20


    Le périmètre ainsi défini délimite une superficie totale de 365 kilomètres carrés environ.
    En vue de comparer les dépenses réalisées à l'engagement financier souscrit de 8 644 500 € pour la période de prolongation du permis, celles-ci seront actualisées par application de la formule d'indexation figurant à l'article 44 du décret n° 2006-648 du 2 juin 2006 relatif aux titres miniers et aux titres de stockage souterrain.
    Un extrait du présent arrêté sera affiché à la préfecture du département des Bouches-du-Rhône. Cet extrait sera inséré au recueil des actes administratifs de cette préfecture et, aux frais des sociétés Heritage Petroleum Plc et European Gas Limited publié dans un journal national, régional ou local dont la diffusion s'étend à toute la zone couverte par le permis.

     

    (1) Cette carte ainsi que le texte complet de l'arrêté peuvent être consultés à la direction générale de l'énergie et du climat, direction de l'énergie, bureau exploration et production des hydrocarbures, arche de La Défense, paroi Nord, 92055 La Défense Cedex, ainsi que dans les bureaux de la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, 16, rue Antoine-Zattara, 13332 Marseille Cedex.

     

        Plan extrait des cartes des titres miniers

    au centre le permis de Gardanne (délivré)

    à l'ouest et l'est les permis de  Provence et de Brignolles (en attente )

    à noter au large de Marseille et Toulon le permis de recherches délivré pour chercher du pétrole en mer (à proximité  immédiate du sanctuaire de cétacés "Pelagos") !

     

    carte-gaz-gardanne.JPG

     

      calqué sur une carte IGN, vous pouvez déviner les contours du permis de Gardanne en trait vert pale

    permis gardanne sur IGN0001

    Document qui atteste des recherches effectués en 2007 et qui estime les "ressources à 2,8 millions de m3" et qui au détour d'une phrase n'exclut pas le recours à la technique de fracturation. (désolé pour l'anglais) :

    Source “oilvoice”

    European Gas Limited Provides Update of Gardanne Project, Southern France

    Sunday, November 04, 2007

    • Gardanne initial Gas in Place (GIP) resource totals 2803 Mm3 (99.1 Bcf or 97.9 PJ).
    • Previous drilling return strong gas flows from vertical unstimulated wells (in excess of 14,000 cubic metres per day or 500,000 cubic feet per day).
    • Calculations completed by Deutsche Montan Technologie of Essen, Germany.
    • Planning of appraisal drilling in progress.

    Gardanne Project Gas In Place Estimates


    European Gas Limited announces the initial Gas in Place (GIP) estimates for the Gardanne Project in southern France. The company has a 100% interest in this project. The reservoir study has been completed independently by the company’s consultants Deutsche Montan Technologie of Essen, Germany (DMT). The 3D modelling was made using PETREL 2007tm software.

    The calculations and analysis was based on analysis of 36 drill holes and 81.2 kilometres of seismic data. The data has been used to calculate the GIP volumes of CBM and gas in adjacent reservoirs in
    overlying fractured carbonate sediments.

    Gardanne Project Gas in Place (as at October 2007)


    Grande Mine coal seam
    Millions of cubic Metres: 840.2
    Billions of cubic Feet: 29.7
    Petajoules: 29.3

    Other coal seams

    Millions of cubic Metres: 1270.2
    Billions of cubic Feet: 44.9
    Petajoules: 44.4

    Other sediments

    Millions of cubic Metres: 693.1
    Billions of cubic Feet: 24.5
    Petajoules: 24.2

    TOTAL

    Millions of cubic Metres: 2803.5
    Billions of cubic Feet: 99.1
    Petajoules: 97.9

    The total GIP calculations are in a zone of approximately 40 square kilometres immediately west of the old mine workings.

    Reservoir thicknesses and gas content data is represented below:


    Grande Mine coal seam
    Thickness (metres): 0.8 to 2.6
    Average Desorbable Gas Content (m3/t*): 4.0 to 6.5
    Average Desorbable Gas Content (scf/t**): 141 to 230

    Other coal seams

    Thickness (metres): 1.8 to 3.4
    Average Desorbable Gas Content (m3/t*): 2.1 to 5.0
    Average Desorbable Gas Content (scf/t**): 79 to 177

    Other sediments

    Thickness (metres): 7.1 to 80.0
    Average Desorbable Gas Content (m3/t*): n/a***
    Average Desorbable Gas Content (scf/t**): n/a***

    * cubic metres per tonne

    ** standard cubic feet per tonne
    *** gas content in the sediments is based on 2% fracture porosity

    There have not been any measurements of permeability for either the coals or the sediments. However the company is encouraged by several factors which suggest that good permeability will be encountered:

    • Charbonnages de France routinely degassed the coal sequence ahead of mining by drilling vertical holes from the surface. Mine records show that these holes flowed gas to the surface sometimes in excess of 14,000 cubic metres per day (500,000 cubic feet per day). Mine documentation is not complete enough to allow quantitative petroleum engineering analyses to be performed on the well data, however it is apparent that commercial production from vertical unstimulated wells is possible.
    • The coals and other sediments of Late Cretaceous age have not undergone burial deeper than that which is current and consequently porosity and permeability should not have been destroyed.
    • Petrological descriptions of cores and cuttings from the core holes show that in some areas fracturing associated with faulting is common and is possibly indicative good fracture related production parameters.

    Program
    The company is now making plans to drill one or more appraisal holes in 2008. Evidence from mining activities suggests that the coal interval may be dry, in which case early production may be possible.

     

     


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