• Tel est le titre de la petite vidéo ... qui fait partie d'une série de vidéos réalisées par des étudiants  et mise  en ligne par "Lorraine Nature  Environnement" à cette adresse :  http://mirabel-lne.asso.fr/content/gaz-de-houille-Lorraine/reportages-videos . Cela peut nous donner une idée de l'aspect d'un forage EGL dans nos campagnes ....    (il semble par ailleurs que EGL rencontre en Lorraine difficulté technique sur difficulté technique .... )


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  • Si vous voulez savoir ce qui se passera chez nous, il suffit de regarder ce qui se passe actuellement en Lorraine, autre site de gaz de charbon en France, convoitée par EGL.  "Notre" compagnie EGL a une longueur d'avance dans les procédures et surtout dans le lobbying, visant à rendre acceptable l'exploitation de cette "manne".

    Petit résumée dans cet article de FR3 Lorraine :

    Vous y trouverez également le lien vers le texte du projet de proposition de loi du député Lambert.

     

    Gaz de houille : La lorraine au charbon

    Alors que le ministre du redressement productif s'est déclaré le 4 février 2013 favorable à l'exploitation du gaz de houille, avec une réserve potentielle de 371 milliards de m3 la Lorraine aurait bien une carte à jouer dans cette filière même si cela ne fait pas forcément l'unanimité . 

    • Par Hélène Messang
    • Publié le 18/02/2013 | 15:07, mis à jour le 18/02/2013 | 15:45
    © France 3 Lorraine
    © France 3 Lorraine
     

    La Lorraine renfermerait-elle un trésor énergétique ? C'est en tout cas l'avis d' European Gas Limited, installée à Freyming-Merlebach. Voilà 7 ans maintenant que l'entreprise a obtenu son premier permis d'exploration baptisé "Permis de Bleue Lorraine". 
    Et les géologues d'EGL sont catégoriques : dans le sous-sol lorrain (et mosellan en particulier) se cachent de grande quantités de gaz de houille que l'on appelle aussi gaz de couche de charbon. Les mineurs l'appelaient le "grisou". A l'époque de l'exploitation charbonnière, le "coup de grisou" était synonyme de danger et d'explosion, aujourd'hui sa possible exploitation pourrait être une chance pour la Lorraine.



    Un gaz non-conventionnel mais dont l'exploitation s'avère moins dangereuse que le gaz de schiste

    Parmi les deux gaz non-conventionnel, l'exploitation du gaz de houille s'annonce moins nocive que pour le gaz de schiste. Ce dernier nécessite, à l'heure actuelle des recherches, la méthode d'extraction dite de la "fracturation hydraulique". Il s'agit d'envoyer de l'eau et des produits chimiques sous pression à 2000 mètres de profondeur pour libérer le gaz contenu dans les couches géologique. Un mécanisme controversé en raison de risques environnementaux. 
    Dans une lettre adressée à Arnaud Montebourg sur l'état de ses recherches en septembre 2011, European Gaz Limited précise bien que ses activités d'exploration ne s'appuient pas sur cette fracturation hydraulique mais sur " le traitement de données sismiques et le forage de puits stratigraphiques carottés ou de puits horizontaux à plusieurs branches".  Des techniques beaucoup moins dangereuses pour l'environnement.

     
    Forage par puits vertical. Selon EGL, " Après avoir protégé les eaux de surface (aquifères) et isolé tous les terrains au dessus de la zone à charbons par des différentes séries de tubages cimentés, le forage a pour objectif de pénétrer les couches de charbons. On peut noter que, dans tous les cas, la traversée des aquifères et des morts-terrains se fait par une section de forage vertical et donc le temps de forage de ces terrains est limité et bien contrôlé." © european gaz limited via http://www.developpement-durable.gouv.fr
    © european gaz limited via http://www.developpement-durable.gouv.fr Forage par puits vertical. Selon EGL, " Après avoir protégé les eaux de surface (aquifères) et isolé tous les terrains au dessus de la zone à charbons par des différentes séries de tubages cimentés, le forage a pour objectif de pénétrer les couches de charbons. On peut noter que, dans tous les cas, la traversée des aquifères et des morts-terrains se fait par une section de forage vertical et donc le temps de forage de ces terrains est limité et bien contrôlé."


    Du "pour" et du "contre"

    Evidemment, un tel sujet ne peut que diviser et l'on est encore loin du consensus environnemental et politique, mais le débat semble possible.
    Pour Jean-Pierre Masseret, président PS du Conseil Régional de Lorraine, "ce projet développé par  la société European Gas Limited […] et soutenu par le Conseil Régional de Lorraine vise à extraire le gaz de houille contenu dans le sous-sol  mosellan", cette ressource naturelle permettra "d’accompagner la transition énergétique sur notre territoire et en France, générer de la création d’emplois directs non délocalisables, de favoriser l’implantation d’industries consommatrices de gaz à proximité et donc de générer de l’emploi."
    Pour François Grosdidier  sénateur UMP de la Moselle : " Nous devons nous opposer à la fracturation hydraulique mais pas à toute extraction non polluante de gaz sur le territoire français. L’exploitation du gaz de houille serait une manne pour l’économie mosellane, une aubaine pour l’économie française par la réduction des importations, un double gain écologique, par un  combustible à a fois local et moins polluant."

    Parmi les arguments des opposants à cette exploitation industrielle du gaz de houille : la gestion de l'eau. Une eau présente en grande quantité dans les couches de charbon et qu'il va falloir traiter une fois extraite, car très polluée. Si pour l'heure, les volumes peuvent être stockés dans des containers, une exploitation à grande échelle semble plus problématique.
    Le député écologiste des Bouches du Rhône François-Michel Lambert, vient de déposer un projet de loi visant à interdire toute exploration et exploitation des hydrocarbures non conventionnels, sans distinguo entre le grisou et le schiste. Et du côté du gouvernement, l'idée d'Arnaud Montebourg ne fait forcément l'unanimité.


    De la recherche à l'exploitation

    Pour l'heure, European Gas Limited ne mène que des explorations dans ce sous-sol charbonnier lorrain mais les prospections semblent pleines de promesses. But de ces recherches : estimer la rentabilité d'une possible exploitation industrielle de ce gaz de houille. Réponse pas avant 2014.


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  • La compagnie "Queensland Gaz Compagnie"  renonce par lettre du 21.09.2011  à demander le permis d'exploration dit "permis de Provence" (N° 1589)   (tout l'ouest du 13 voir la carte ci-dessous)

    source BEPH    http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Bull-beph_09_2011.pdf


    carte gaz gardanne


    Attention , cela ne veut pas dire qu'il y ait  abrogation. Une autre compagnie pourrait très bien faire une nouvelle demande.
    Mais le signe est encourageant tout de même, la loi interdisant la technique de la fracturation se révèle peut-être dissuasive pour certains.

    La mobilisation doit toutefois continuer sur des permis déjà délivrés et confirmés, comme celui de Gardanne par exemple :-)


    Ne laissons pas le grand public penser que le problème est réglé.


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